Nouvelle étape! PhysioTIPS rejoint Mālama Physiothérapie. Anick Viau, vos dossiers et votre prise en charge restent les mêmes.

Tous les articles
Réadaptation5 mai 20266 min de lecture

Soins post-opératoires : le rôle de la physiothérapie dans votre rétablissement

Une chirurgie réussie n'est que la moitié du chemin. Ce que vous faites dans les semaines qui suivent détermine si vous récupérez vraiment, ou si vous gardez des limitations pour des mois.

Soins post-opératoires : le rôle de la physiothérapie dans votre rétablissement

La chirurgie répare, la réadaptation reconstruit

On voit trop souvent des patients arriver en clinique trois ou quatre mois après une opération, persuadés que le temps ferait le reste. L'articulation est raide, les muscles sont faibles, et il faut tout reprendre à zéro. Pourtant le chirurgien avait bien fait son travail. Ce qui manquait, c'était la réadaptation structurée qui accompagne la guérison des tissus.

Après une chirurgie, votre corps cicatrise. Mais cicatriser ne veut pas dire récupérer. Un tendon réparé peut être solide après six semaines et pourtant ne plus avoir la souplesse ni la force nécessaires pour bouger normalement. C'est là que la physiothérapie intervient : elle guide la guérison pour que les tissus retrouvent leur extensibilité, leur force et leur tolérance à la charge, dans le bon ordre et au bon rythme.

Les premières semaines : mobilité et contrôle

Dans les deux à six premières semaines, l'objectif principal est de récupérer l'amplitude de mouvement protégée par le chirurgien et de limiter l'atrophie musculaire. On commence doucement, par exemple, avec des contractions isométriques, de la mobilité active assistée et un travail de proprioception léger. On respecte les délais de cicatrisation tissulaire, mais on ne reste pas immobile.

L'immobilité prolongée est l'ennemi numéro un. Une articulation qui ne bouge pas assez longtemps fabrique des adhérences, et les muscles qui la soutiennent ne sont pas recrutés. À Chelsea, nos patients post-opératoires commencent la physiothérapie dans les premiers jours ou premières semaines, selon le protocole du chirurgien, jamais plus tard.

Le milieu de réadaptation : force et confiance

Une fois la guérison tissulaire avancée, on entre dans la phase où l'on bâtit la force. C'est souvent là que les patients ont besoin du plus de conseil pour ne pas aller trop vite ou trop lentement. On progresse par paliers : un exemple serait de commencer d'abord par le poids du corps, puis des charges légères, puis des charges fonctionnelles qui imitent vos activités quotidiennes ou sportives. Le corps a besoin de bâtir une tolérance à la charge, pas juste de force brute.

La douleur n'est pas toujours un signal d'arrêt pendant cette phase, mais elle est un signal à écouter. On apprend à nos patients à distinguer une douleur musculaire d'une douleur articulaire ou tendineuse. Cette attention permet d’éviter des rechutes qui rallongent le processus.

Le retour aux activités et à la prévention

La dernière phase, c'est le retour à vos activités, qu'il s'agisse de jardinage, de ski de fond dans le Parc de la Gatineau ou de course en sentier. On simule les gestes de votre sport ou de votre métier en clinique avant de vous lâcher dans la vraie vie. On teste la capacité de votre corps à absorber les impacts, à changer de direction, à encaisser une charge imprévue.

Si vous habitez Chelsea, Wakefield, Cantley ou Gatineau et qu'une chirurgie est prévue ou récente, réservez une évaluation. On communique avec votre chirurgien, on suit le protocole post-opératoire, et on bâtit un plan qui vous ramène à ce qui compte pour vous, pas à une version réduite de vous-même.

Une douleur qui s'installe? Parlons-en.

La clinique de physiothérapie Malama à Chelsea est à 20 minutes d'Ottawa et au pied du Parc de la Gatineau.